Printemps !

trace strava

J’ai fait du vélo, et c’était le début du printemps. Il a fallu se réhabituer au bonheur de pédaler les bras nus dans une lumière crue : on s’y fait vite et bien.
L’objectif : sortie longue. 12 heures pour faire 140 km avec des parties bien roulantes, oui oui, j’ai pris mon temps. Mais que c’était bon !

La trace initiale prévue partait de Villefranche, que j’aurais rejoint par le train, et remontait par le GR, ou à peu près, jusqu’à chez moi. C’était sans compter la SNCF : mon train avait un « retard indéterminé », dixit le petit tableau à led. Gare déserte, c’est samedi matin : Tournus passe du statut de ville moribonde à ville morte pour le week end. Pas le temps d’attendre, pas l’envie surtout, je passe chez Benoit récupérer une fiole de liquide blanc et je file par l’échappatoire habituel : l’ancienne route d’Ozenay. Le triptyque Gratay-Grevilly-Cruzille en échauffement, montée jusqu’aux moines par le combe de Sagy -montée de malade, poussage à la fin. Tiens, au fait, y a des coins qui sont pas encore au courant qu’il y a plus de boue. Arrivé au GR, je prends le champ découvert lors du roc d’axé et le chemin qui coupe la route au mont Saint-Romain. Puis suite du GR : magnifique descente vers Cluny, qui sera tip top à essayer en montée le plus vite possible.
De Cluny, direction Tramayes par un tronçon mi-chemin pour les tracteurs et les boeufs, mi-route pour ceux qui les conduisent, des ornières, de la boue, du plat qui fuse pas. Vient Saint-Cécile, patronne des musiciens : ce sera une java dans la colline : vraie bonne pioche de la sortie. Premier arrêt pour démonter et remonter ma fourche : il y a du jeu dans la direction. Plusieurs autres arrêts : rien d’efficace. Ce sera le nuage de cette journée, le caillou dans la chaussure.

Tramayes : le patron du bar est moustachu et a une bonne mémoire. Je lui devais 7 euros de cet été, quand on avait pris un coup après la terrible sortie de Saint-Mamert avec Penk et Topgir. Je lui lance : « je suis venu payer ma dette ». Il en est tout ému, il me paye « un canon ». Les gars au comptoir, pas au courant que dehors c’est le printemps, trouvent que « c’est rare l’honnêteté de nos jours ». Alors on trinque. Je me souviens que Hegel écrit quelque part que ce qu’on fait de bien, en fait, c’est une sacrée foutaise, puisque on en tire toujours quelque chose pour soi. Là, par exemple, je sors du troquet comme un seigneur, avec une auréole au-dessus de la tête. Et deux sous les bras. Bon, faut repartir. Re-démontage -inutile- de la fourche.

Passé Tramayes, mon etrex se fout de mon élan de bonté et tombe en syncope : oublié de changer les piles. Pas grave, c’est un GR. Bien indiqué. Sauf que je perds la trace. Je suis pas loin de Saint-Mamert : aller jusqu’à Villefranche, pourquoi pas, mais faudra poireauter à la gare un train qui aura du retard, bof. J’improvise un chemin du retour jusqu’à Mâcon. Coup de fil de madame au ski : elle s’éclate dans la poudreuse, en a plein les narines, elle rentrera ce soir. Alors changement de plan : je tente le retour à Sennecey en vélo.
De Saint-Mamert, jolie route jusqu’à Saint-Jacques-des-Arrêts (le coin est plein de villages jolis avec des vieilles maisons faites avec des vieilles pierres et dedans des vieilles grand-mères qui savent faire les tartes aux pommes). Je suis par intermittence une piste VTT-FFC (pitin, les gars, faites un effort pour la signalisation, hein). Panneau de direction : Cenves. Je connais, je suis pas perdu, je finirais pas ma vie à manger des tartes aux pommes pendant que mémé se remet de mon coup de rein.

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De Cenves par une forêt (où je m’arrête pour démonter ma fourche etc….) je retrouve une route en lacets que je descends jusqu’à Serrières et qui me donne une énorme envie de cols alpins pour cet été, puis Pierreclos (photo du spad devant le château). Là, bout de voie verte en zieutant à gauche l’ouverture vers la Roche-Vineuse. Si fait, grosse montée de pierrasses pour joindre Milly-Lamartine. Il commence à faire tard, et ma fourche…. bref, prudence, je décide de prendre le plus de route possible. A Verzé, je tombe sur le grand-prix de Verzé : les gars sont des avions. J’emprunte la route derrière eux, les rattrape et gagne la course. Non non, je blague. Après Verzé, comme c’est bien gentil la route, mais que c’est chiant, je prends les chemins de vigne, ceux qui grimpent sec de palier en palier et tombe à Azé sur des singles préparés de rubalises pour une rando prochaine (qui promet !), cool. D’Azé je décide de remonter vers le GR des moines avec le chemin qui serpente en bordure de forêt, puis la route jusqu’au Mont-Saint-Romain.

A Brancion, la nuit tombe. Retour par la route.

Bilan : GR, single, route, voie verte, rando, circuit FSGT, hors-sentier, chemin de vigne… vive le vélo, et les tartes aux myrtilles.

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