3x, Santenay, Reco défi roc

On lui a crié dessus comme on a pu : casse-toi, fous-le-con, dégage. Elle avait pas l’air de trop comprendre et ça a pas duré une seconde. A cette heure, soit elle s’est décanillé comme il faut et, tapie sous un fourré, elle se dit dans sa langue qu’elle l’a échappé belle. Ou alors, soit ils l’ont zigouillée. A la chevrotine. Fumiers de chasseurs.   Vaut mieux retenir qu’on a sauvé une biche. C’était au kilomètre 14 de la reco du parcours VTT de la petite épreuve aux trois croix qu’on s’est choisie pour pas s’ennuyer en avril.

8H00, parking casino de Santenay. Topgir assemble le tandem, tandis que monsieur Penk , qui vient d’arriver, assiste à la manoeuvre et se gratte la tête. Moue dubitative.  Monsieur Penk est anxieux, un pressentiment sans doute. 79 kg, monsieur Penk est tout fit, aussi. Trois jours de privation de kebabs et de de macdos, ça vous change une silhouette. Pendant que je vais me ruiner aux machines à sou, Furious Fab se gare à son tour. Le temps est gris, mais le vent est doux. Fab est le guide que l’on suit, car comme il a le premium Strava, il a pu mettre le tracé dans sa petite boite GPS. Devant nous, 50 km et 1200 mètres de D+, ça devrait se faire en quatre heures, tranquille.

Sauf que non. Le parcours n’est pas trop celui d’une bonne rando des familles  dans les premiers kilomètres : pas mal de passages en single, deux murs qui brûlent les cuisses, une descente de casse-cou si on y met de la vitesse, un long faux plat montant exposé au vent. 400 mètres de D+ dans les 8 premiers kilomètres, c’est  quand même bien pêchu. Première mauvaise surprise : le 10 avril, après les 18 km de trail,  la prise de vélo risque de faire très mal.

Le problème qui s’ajoute à ça, aujourd’hui, ce sont les pierres glissantes. Et la boue collante. Et les ornières piégeantes. Ça fait beaucoup. Ça fait un chouïa trop pour le tandem : les deux gars certes envoient les watts, les blagues, les anecdotes (l’histoire du type mal en point aux urgences parce qu’il…. bref.), mais ils sont à la peine. Souvent à côté du vélo. Aujourd’hui monsieur Penk a fait du VTT et un trail en une seule sortie. Si on l’avait poussé à la flotte, il aurait fait un tri. Première partie difficile, donc.

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Un tandem, c’est un peu comme un caddie, mais en moins pratique.

Passés les chasseurs (on leur a gueulé dessus  tout  ce qu’on pouvait une fois qu’on était suffisamment loin pour qu’ils entendent pas), on déroule jusqu’à Saint Aubin. Au pied d’un petit mur, je continue tout droit. Monsieur Penk, Topgir et Fab hurlent. Ils ont sans doute mal aux cuisses et ça leur fait du bien, ils sont contents. En réalité ça a fait crac sur le tandem. Roue libre cassée. Faut écourter : la trace s’arrête là pour nous, 18 km et une bonne partie du D+ de fait.

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Monsieur Penk himself

Pendant que les tandemistes se désolent sur un mur de vigne, on file avec Fab aux voitures, elles sont pas la porte d’à-coté. Trois kilomètres de grosse départementale en pente légère avecvent de face nous minent le moral. On monte aux trois croix histoire de dire, c’est quasi sur le chemin, et pendant que Fab file au parking, je zone un peu en essayant de pas penser à mon camarade de flan qui va me mettre minable dans moins de deux mois.

On se promet en partant de revenir pour une répétition générale.

A suivre, donc.

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