Les Rousses ont des cheveux blancs

Oxyrace, trail blanc des Rousses 2016, + d’info.

16,3 km / 300 m D+ / 491 coureurs classés

temps / classement général / classement catégorie

Fab : 1h42′ / 231  /129 SEM

Zaz : 1h51’06 / 370 / 178 SEM

Anto : 1h37’01 / 168 / 44 V1M

Fab a une voiture pourrie, s’habille du surplus de l’armée et s’en fout d’à peu près tout. Zazou, lui, il a un break familial ; tout le fait marrer. C’était leur premier trail, on est parti un après-midi plein de soleil voir ce que ça fait de courir dans la poudreuse. Pour l’occasion, la voiture de Zazou a été retapissée par sa fille  en carrosse de la reine des neiges.

Après la Bresse rectiligne, on passe Vouglans (ah, Vouglans, hein
) et Lons avec sa portion à 13% qui ouvre la route en lacets tapie derrière. Zazou cause en conduisant, à moins que ce soit l’inverse, et, soit que les lacets de la route en lacets le secouent trop, soit que la causerie du conducteur causant ne passe pas, Fab a envie de vomir :  il ira au bout, parce qu’il est comme ça Fab, entier, et déposera une belle gerbe patriotique au pied du fort des Rousses.

IMG_2329Justement, on est arrivé dans la petite station qui a revêtu pour l’occasion son blanc manteau hivernal sous nos yeux émerveillés, enfin bon : la snow est dans la place, le 7-1 aussi, on est tout content.

Retrait des dossards : on regarde la kid-race qui fait penser à une course de levriers joyeux, mais avec des enfants à la place des chiens, puis on file se faire épingler. Grosse ambiance de kermesse, avec montgolfière, écran géant, odeur grasse de crêpes au sucre, sono hurlante et larsens du speaker qui remercie tout le tissu économique du coin. Un coup d’oeil sur la foule : Salomon est roi, les speedcross sont multicolores et toutes jolies, elles se portent en famille ou entre amis, et comme on est dans la capitale mondiale du ski de fond sportif, Odlo habille le reste. Il y a comme un effet de secte dont les sites de VPC sont les grands gourous qui font pleuvoir sur la foule extatique leurs remises exceptionnelles . Nos deux gars, eux, ça leur en touche une sans bouger l’autre : ils sont équipés chez Karimor, fringues robustes, pratiques, pas cher, avec un drapeau anglais en écusson (un drapeau anglais, les gars, c’est abusé, là).

Petit tour d’échauffement sur les pistes de ski où l’on s’aperçoit que courir dans la neige, c’est pas ce qu’on croit : on s’enfonce pas délicatement comme dans du sable, non non, on s’affaisse par à-coups brusques avec de grands cracs. On fait  ainsi le tour du fort des Rousses où, jadis, il y avait le centre d’entraînement commando qui me rapelle des souvenirs, alors j’explique aux deux gars les gouttières, les sauts de puce, les courses avec famas et sac à dos, et Fab dit : « c’est un peu comme un acrobranche, en fait, ton truc. » Ben justement, c’en est devenu un, j’ai l’air con avec mes souvenirs d’ancien combattant.

On va boire un chocolat dégueulasse, le temps pour les organisateurs de dresser leur décor de nuit de pleine lune, on fait des tours de piste pour l’échauffement et on rejoint la base de départ sous l’écran géant. Comme on s’est attendu, on arrive dans les derniers, et c’était pas malin. Le speaker fait saluer les pompiers de Seine-et-Marne qui vont courir en portant un sportif handicapé, on nous fait chanter fort à propos les sardines de Saint-Patrick-Sébastien, puis le décompte où 500 gosiers s’égosillent  jusqu’au lâchage des fauves. Enfin, fauves, c’est vite dit, on marche dans les premiers mètres. Traversée du village, 800 mètres de trottoirs glissant et montée de l’Opticien, où l’on rejoint la neige qu’on ne quittera plus.

Comme on est en dernier, ça bouchonne comme au Roc (dixit Fab) à chaque montée, on trottine, on trépigne et pour finir on marche, puis on se perd vite de vue.

Bon, comme devant ça lambine, c’est l’occasion d’admirer les flambeaux allumés par l’école de ski, et au sommet le serpent des frontales qui s’enfonce dans la forêt. Il y aura deux types de tronçons sur le parcours : les pistes de ski, des grands et longs boulevards damés et plats, et les singles dans les sapins sur une neige un peu poudreuse, où l’on se retrouve en file indienne.

Malgré les deux ou trois bouchons en montée, on avance vite et bien d’ailleurs, jusqu’au fort dont on fera le tour deux fois, avec chemin des douves et passage à l’intérieur du corps de garde par des escaliers glissants. Pour ma part, je suis parti trop vite, et j’ai fait les quatre derniers kilomètres à l’agonie. C’est usant, la neige, c’est hypnotique aussi.

Un peu avant l’arrivée on vous donne une luge pour le final : dommage que ce ne soit que sur 50 mètres, ça fait un peu prétexte. Et puis c’est pas évident, la luge, je suis arrivé comme on nait, la tête la première et l’air ahuri. A l’arrivée, j’attends les deux copains : Fab joue pas à la luge, il dévale la rampe et termine au sprint comme un affamé. On va se mettre au chaud en guettant  le bonnet jaune fluo Karimor de Zazou, qui viendra un peu plus tard.

Retour à la voiture, vêtements secs et direction le hall où est servi le repas jurassien, mais vu la queue, on se dit qu’on se fera le macdo de Lons.

Zazou a assuré comme un chef pour le transport, on s’est bien éclaté au bout du compte, et pour leur premier trail, avec même peu de kilomètres de course à pied dans les jambes, les deux gars ont fait une vraie bonne perf. Rendez-vous pris au trail du chemin des moines !

Les Stravas : Fab, Zaz et moi.

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