2015, D+

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Sous la MB, la plage

Une année, ça se commémore, si possible à l’américaine, top five, majorettes, confettis et roulements de tambour.
Voici donc mon année, la première avec des gros pneus, en cinq grimpées. Que d’autres suivent, s’ils veulent tout pareil marquer le coup. Bonnes fêtes à tous, bonnes fêtes aux copains avec qui j’ai roulé, et qu’on roule encore plus l’an qui vient !

Noumbeur failleve, ex aequo : la plus voisine. Blanot. Les premiers tours l’hiver dernier avec Benoît pour guide. Celle-ci, parce que je me souviens de la neige qui s’y trouvait, et que je me demandais si c’était là, la bataille de Stalingrad. La plus pigeonnante : Artemare. Parce qu’elle fut longue et douloureuse, comme l’adolescence. Avec un bon copain avec qui rigoler comme des baleines, comme dans  l’adolescence. Et puis à la fin le plaisir est solitaire, comme… bref.

Noumbeur for : la plus MB machin. Errance. Pourquoi celle-là ? Après le 70 et avant le 100, moment de légèreté inconsciente, une sorte de pédalage automatique avec transe bouddhique où l’âme quitte le corps pour aller manger une choucroute en hiver. Faisait chaud, soif, etc, on a tout dit dans les CR.

IMG_0950Noumbeur tri : la plus bagne de Toulon. Montée des pylônes. C’était en Ardèche, aux Pays Bas. La grimpée part de la route d’Aubenas, 2 km à 10 % irréguliers, avec de la bonne grosse caillasse, mais praticable. En haut, un single jusqu’à la vallée de la Luyre et son apic minéral. Une ambiance de toundra aride, un soleil cruel. A la fin de la montée, j’avais perdu les eaux.

Noumbeur tou : la plus vive-le-Tour. La Croix-de-Fer (route). La route depuis le lac du Chambon était réservée pour la matinée aux vélos. Une ambiance de Tour lent, pour vrais asthmatiques et sans les fadas pour courir à côtés. Dommage. Pour le reste, tout est grandiose. J’aurai vu un chamois ce jour-là, j’aurais voté vert le reste de mes jours. J’aurais pû mettre aussi le col du Sabot, ou la Madeleine là. Alpes rprz.

IMGP0274Noumbeur fine : la plus mystiqueMontée du Puy de Dôme, qu’on appelle aussi le chemin des mules. Un ruban de graviers gris volcanique, pas ludique, pas technique, mais pentu, terriblement, et longtemps. Ce jour-là, il y avait de la pluie, du brouillard et du vent. Et plus ça montait, plus ça faisait cap horn. Au sommet, le silence,  la vue sur rien, les ruines fantomatiques du temple de Mercure, un désert tout autour, boutiques, musée et station météo abandonnées. J’étais plus congelé qu’un surgelé picard. Ça tombe bien. Comme la montée est interdite aux vtt, je l’ai sans doute rêvée. Ou alors un trip d’opium.

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