Vouglans, été 2015, par ANTOPIKO

Le Topgir Summer Tour 2015 continue ce jeudi son été enchanté avec un tour du lac de Vouglans. Si on avait eu de la maille et du temps, pas sûr qu’on aurait préféré un raid en Patagonie, tellement, c’est bien, tellement c’est beau, Vouglans. Enfin on y aurait réfléchi.

Tournus, 7:00. Je rejoins  Antoine, Tonio, Corentin, et Benoît. Benoit,  en tenue de cycliste, doit emmener ses enfants, chair de sa chair, sang de son sang,  au centre aéré. On l’attend un peu, vu que là-bas, comme c’est le premier jour, il a droit à une visite des lieux, toujours en tenue de cycliste. Le soir, posé à l’entrée comme une fleur à 17:58, il sera là pour reprendre ses enfants, encore en tenue de cycliste, mais en plus crade. Directrice du centre aéré, ces lignes s’adressent à toi,  que tu n’ailles pas raconter dans tout Tournus que monsieur Girard est une queen en moule-bite qui largue ses lardons pour faire son tapin dans la journée. Et que cette odeur qui t’a écoeurée n’est pas celle du stupre et du foutre, mais celle du noble effort cycliste. C’est pas pareil.  Alors lis bien.

Vue du parking, intérêt discutable certes.
Vue du parking, intérêt discutable certes.

8:54, timing suisse, on est sur le parking de Pont de Poitte, on sort les vélos, et puis on roule. On passe un pont, l’Ain et ses marmites, et le grand tour commence. On, c’est le VTT71 Biking Club et le Tournus Vélo Club ensemble, moi au milieu, comme une attache de caravane. Côté Tournus Vélo Club, il y a donc Corentin The Machine-man, et Tonio, son mentor. Et là, faut savoir, madame la directrice, qu’on s’était dit avec Benoît qu’on profiterait de la sortie pour dessouder la petite terreur et faire disparaître son spad dans le lac, vu qu’il nous pique tous nos KOM, et que c’est comme ça, on s’en prend pas à la pègre si on veut pas finir dans le vinaigre. Restait à trouver un lieu isolé. Mais appelle-pas la police, madame la directrice, en fait on l’a pas fait. Et de un, le petit gars est bien sympa, et de deux, j’ai oublié la soude dans le coffre, et de trois, on a pris une vraie leçon, magistrale et lumineuse. C’était en effet vraiment beau à voir, Corentin et Tonio dans les petits morceaux engagés ou les deux-trois rochers à escalader. Habile, technique, aérien, facile. Alors nous, Benoit, Antoine et moi,  un peu à la peine derrière, on les a bassinés avec la MB, comme quoi on était des héros, que des femmes se jetaient sur nous seins nus à Combloux, qu’on avait des pizzas gratis, et qu’ils nous devaient le respect, et patati. Rien à foutre, z’on dit. Marathon warriors versus XC FFC snipers, grosse caisse et moulinet d’un sanglier furieux versus équilibre et vitesse de l’insolent chamois. Bon, on a fait la paix autour du bonne bière : on s’est régalé les uns les autres dans une fille de joie de bonne sortie. Et là, madame la directrice, vu que tu pannes rien aux mots techniques depuis un moment, je ne parle plus à toi.

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Au sommet de la première difficulté… Et Tonio sur le parking aussi (c’était pour faire un carré…)

La trace débute pas terrible : un peu trop de route, et de chaque côté des singles qui nous appellent comme les madames au bois de Boulogne. Mais nous, on est vertueux, et notre morale, c’est le GPS de Benoit. Avec Antoine, on a remarqué que ce qu’on suit, en fait, c’est surtout le fléchage rouge du TLV (tour du lac de Vouglans, hein) qu’il y a sur chaque poteau,  mais, chut, on dit rien au patron, vu qu’il s’est donné du mal à trouver une trace GPS tout seul chez lui. Tonio et Corentin ont moins de patience : ils ont une grosse envie de single track dans les bois… Ils ne savent pas encore que, oui, c’est prévu, qu’il faut faire confiance au patron et qu’on en aura plein les yeux, les jambes et les bras.

Ah, le lac...
Ah, le lac…

Le tour du Lac, c’est d’abord plusieurs points de vue, autant d’arrêts photos, des eaux vertes-turquoise, une forêt enchanteresse, un cadre enchanteur. Si le mot belvédère vient de l’Italie des plaisirs exquis, et ben c’est pas pour rien. Belles vues partout, le lac est toujours là, derrière les arbres, au sommet de la colline, comme un vendeur de boissons sur la plage.  Sauf qu’on ne peut pas s’y baigner, parce qu’avec la hauteur qu’on a prise, faudrait un parachute au slip de bain.

Bon, tu vois là-bas, c'est un lac.
Bon, tu vois là-bas, c’est un lac.

Le tour du lac en VTT, ce sont aussi des singles de fou, un peu techniques mais pas trop, un peu casse-patte mais quand même bien roulants, et bien variés : racines, caillasses, rochers, chemins étroits, virages en sous-bois, larges rubans calcaires,   (là ça plait pas à tout le monde, mais il y en faut aussi pour le bourrin que je suis). Fallait voir la vitesse facile qu’on a prise dans des pentes douces à certains endroits ! Notamment une avec Antoine en chef de file maestro, suivi de près par Tonio et Corentin… Une école de pilotage, ou plutôt sa cour de recré. T’as qui en maths cette année ? On va au mac-do ? On ira pas.

Ah, le lac, 2.
Ah, le lac, 2.

Il y eu quelques endroits pénibles, pour être honnête. L’attaque après le ravito en eau à Vouglans au début de la remontée vers le nord : du bitume sur trois kilomètres avec une bonne pente, plein soleil, un segment Arthur-Martin thermostat 9.

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Forces jaune, orange, bleue, verte et rouge au service du bien, contre les méchants.

Et puis le dernier tronçon avant le point d’arrivée. On était juste : papa Benoît avait ses marmots à récupérer, on a artillé un peu, si jamais  la directrice du centre, elle avait été peut-être pas commode (ah, tu es encore là, madame ?)… On était alors pas préparé à la dernière montée qu’on a pas vu venir… à chaque 500 mètres, un tournant et l’espoir d’un replat… eh ben, tintin, re-grimpée, re-tournant, re-espoir, re-tintin… ça a duré un peu trop, avec la fatigue, le stress de l’horaire… et puis finalement, enfin, on est redescendu, tout shuss…

Les bonnes têtes de vainqueur, là.
Les bonnes têtes de vainqueur, là.

Sur le parking, de son coffre, de sa glacière, Benoit a sorti une demi-douzaine de bières… On est rincé, bouteille à la main, heureux. VTT71 et VCT, la jonction est faite.

Benoît ne traîne pas et pendant qu’il file à travers la Bresse, on va manger et se baigner dans les marmites. Eaux trop chaudes, presque. Trop pour une bonne recup, surtout. Mais quel pied ! Tonio s’improvise un jacusi dans les eaux vives, Corentin et Antoine piquent une tête, et moi, je me ramasse sur un rocher.

Et puis on rentre. Quoi, déjà ? Grenadine offerte par le père de Corentin (une famille de cyclistes…)

Mention spéciale à Antoine, qui rattaque le lendemain à 6:00 une bonne journée de taf à lêcher les vitrines de la Toison !

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