vtt-fiction, épisode 3, par ANTOPIKO

xlogo-mb.png.pagespeed.ic.q-7qZycYNdOn arrive dans la descente à la Giettaz, que le plouc prononce Gyéttaze et l’initié la djièt’. Ravito et poste mécano. Je fais la queue pour un dérailleur arrière à changer, pensai-je. On me dit que ce n’est qu’un problème de butée : je m’enfuis à toute berzingue et recolle au crew VTT71. Regrimpée au col du Jaillet par la tête de Torraz. Pour finir, Braco est monté dans l’hélico du Dauphiné Libéré avec deux copines marmottes. Fab est resté au ravito pour repeindre à nouveau le tour de ses roues : les différences de turquoise avec le cadre le gênaient trop pour avancer. Antoine, impatient derrière Benoit qui assure un train plus méticuleux qu’un collectionneur de timbres, s’ennuie ferme : il fera pour la fun la montée en wheeling (rouarrièrage chez les québecois). Toujours pas en veine après le rhume et la gastro de la semaine précédente, Jérôme se remet à peine de la crise de paludisme qui l’a saisi à La Giettaz.

On passe la tête de Torraz, la vue est splendide : des profs de SVT en rando font un picnic. Le panorama donne envie de se goinfrer de balistos.
Descente vers Combloux (là, même prononciation chez les initiés et les ploucs) . Slalom entre les arbres. Je reverrai les copains plus tard : j’aime bien marcher, c’est comme ça. Je vois une truc turquoise sortir du ciel et sauter dix mètres plus loin : Fab rattrape son retard.
Barrière des 70. Le sol est jonché de routards morts d’épuisement : Jérôme a bien dû se marrer. Un vendeur de couilles installe sa petite boutique pour le 100. Le squad VTT71 est passé.

Montée au Mont-Joux. Je retrouve les copains, en tirant la langue : de ma petite expérience en route, j’ai quelques secrets… c’est le moment de prendre mes amphèts.
Pas une bonne idée : la montée est dure, le soleil tape fort. Braco du haut de l’hélico nous lit avec un porte-voix un échantillon des proverbes qu’il pompe habituellement sur des sites de citations (« A 20 ans on apprend, à 40, on enseigne » Je rajoute : à 380, on vole). Et puis patatras, chute à l’arrière Jean-René Godard ? Non, mais Benoit a crevé. Panique. C’est réparable avec du préventif (ouf) … qu’on a pas (merde). Pas grave : un liquide blanc qui colle, on sait ce que c’est. Alors on s’y met en cercle, façon gang bang dégueu. Les célibataires sont plus rapides : normal, ils ont l’habitude. Mais moins généreux : là aussi, l’habitude. A la fin, on donne tout à Benoit qui prend tout, et dit merci. On repart.

Ravito au plateau de la croix. Il y a un gros oiseau tout poilu, tout jaune avec la tête de Zazou qui nous y attend, hilare. Mes amphèts font effet, cool.

A suivre

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