vtt-fiction 2, par ANTOPIKO

xlogo-mb.png.pagespeed.ic.q-7qZycYNdComme j’ai mal vissé mon camel back, l’eau a dégouliné sur mes chaussures, j’ai dû le remplir à nouveau… et n’ai vu le départ que de loin. Mais quelle impression, ce gros peloton bariolé dans le petit matin ! Pour les non-caïds, l’allure est modérée : la suite, tout ce qui suit, fout les chocottes. J’ai le temps de remonter un peu : c’est plus silencieux qu’un convoi funèbre. Même en crachant on ne fait pas de bruit. Restent les cliquetis des transmissions : on cherche déjà la bonne vitesse, celle qui fera le moins mal.
Je reviens à la hauteur du squad, on roule ensemble. Déjà les bonnes pentes direction le châble. On sent qu’Antoine et fab ont bien envie d’appuyer, mode roc ; ils restent pour l’instant dans la roue de Benoît, sorte de berger promenant un troupeau de chiens fous. Braco est encore là (il roule avec un collègue journaliste qui lui file deux-trois adresses de restaurateurs sympas et généreux contre une bonne pub…). Jérôme et ses potes en fermeture, quelques blagues fusent. Moi j’ai encore envie de pisser : la course VTT la plus dure du monde a sur moi les effets d’une tisane pisse-mémé.
Sommet du chable. Plus de Braco, qui a préféré faire la conversation avec des écureuils. Ou alors s’est-il mal remis du râteau qu’il a pris en tentant essoufflé d’amuser deux coureuses allemandes ; d’un coup de pédale, les walkyries l’ont mis dans le vent…
Descente vers le Cordon et le premier ravito. Je suis debout sur les freins, la vue est belle, la montagne éternelle, mais les racines sont de vraies chipies. Le groupe ne m’attend pas. Sur le ravito, rien à dire : combo chocolat / raisins secs, croissants frais, fauteuils de massage et strip teaseuses en string MAVIC avec des plumes. Comme les 10 % d’élus, à mon avis, ne se font pas avoir, je passe tout droit. Je rattrape le VTT71 HOLIDAYS TRIP dans la montée du col de Jaillet : ils sont tous là (Un pote journaliste a ramené Braco en 4X4). Fab et Antoine, comme deux jeunettes, ont eu un peu envie de se faire vomir : sprint, grosse rigolade, seau de vomis, re-grosse rigolade… ils rentrent dans le rang. Benoît ne boit pas, ne mange pas : il s’hydrate et s’alimente avec la précision d’une horloge suisse. Je flanche un peu : Jérôme me passe devant. Je lance un « hep taxi ». Un bide, tant pis.

A suivre, peut-être

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